4 livres de SF à lire en ce début de 2024: 3- Le Problème à trois corps

Donc, comme je vous l’avais promis la semaine dernière, nous allons parler d’horizon vertical. Sauf que non, finalement, ça va être Le Problème à trois corps.

3 – Le Problème à trois corps de Liu Cixin

La première fois que j’ai entendu parler du Problème à trois corps, c’était probablement sur Gizmodo, dans les recommandations de livres. Sur le coup ne pas avoir été super excité, peut-être à cause du résumé ou de la couverture. Enfin, j’étais passé à côté.

Et puis Netflix est arrivé (j’écris ce post avant la sortie de la série) et a annoncé la production de la série. Comme je cherchais un bouquin à me mettre sous la dent, je me suis dit : pourquoi pas ? Ça va spoiler la série, mais à part Blade Runner et Ender’s Game, les livres sont généralement mieux.

La première chose qui a piqué ma curiosité, c’est le fait que l’auteur soit chinois. J’avoue que ma culture littéraire de l’empire du milieu se limitant à Sun Tzu et quelques citations de Confucius, j’étais enthousiaste à l’idée de voir la SF à travers les yeux d’un auteur ayant des racines qui ne soient pas dans un des pays de l’Ouest.

Le livre est le premier tome d’une trilogie qui se continue avec La Forêt sombre et La Mort immortelle.

L’histoire commence en 1967, pendant la Révolution culturelle. Ce qui m’a surpris dès le départ, c’est que, influencé par l’image que les médias occidentaux nous transmettent du système politique chinois, j’imaginais que ces événements auraient été embellis ou au minimum présentés avec une certaine pudeur. Et ce n’est pas le cas. Les événements qui se déroulent pendant cette période définiront le futur de l’humanité, et l’auteur maintiendra habilement le suspense en nous révélant lentement les détails au cours de l’histoire.

À partir du quatrième chapitre, nous retournons en 2007, où Wang Miao, un chercheur en nanotechnologie, est approché par les autorités militaires pour les aider à élucider une vague de suicides de scientifiques renommés. Le point commun entre ces décès étant que toutes les victimes ont eu un contact avec le groupe de réflexion “la Société des Frontières de la Science”, Wang Miao se voit confier la mission d’infiltrer ce groupe.

C’est au cours de son enquête qu’il découvre l’existence du jeu “le Problème à trois corps”. Et, cher lecteur, au cas où tu aurais manqué quelques cours de mécanique céleste, sache que si un problème impliquant 2 corps (comme 2 planètes, 2 soleils, 2 galaxies, etc.) a été résolu par Newton, à partir de 3 corps, une solution est quasiment impossible à trouver car elle est sensible aux conditions initiales.

Bref, je ne vais pas vous gâcher la surprise, mais j’ai beaucoup apprécié le style de l’auteur. On sent vraiment (malgré que j’aie lu la version traduite en anglais) une différence avec les auteurs anglo-saxons, tant dans la manière d’aborder le problème que dans le style de la narration.

Les personnages, même s’ils ne sont pas tous originaux, sont intéressants et ont chacun leur voix (oui, cela peut sembler banal, mais dans l’un des livres que je lis actuellement, ce n’est pas du tout évident). Un peu comme avec Jaime Lannister, j’ai changé d’opinion sur Shi Qiang, au point qu’il est devenu l’un de mes personnages préférés.

L’histoire en elle-même est originale et intéressante, et l’auteur a su maintenir le suspense. Comme c’est de la science-fiction “dur”, je me suis senti proche des personnages et de la technologie du livre.

Et puis j’ai commencé La Forêt sombre, le deuxième tome. Alors, je ne l’ai pas encore terminé (il doit me manquer 5 % du livre pour finir), mais je dois avouer que certains éléments m’ont déjà déçu. Mais je vous en parlerai une autre fois…

That’s all folks!

Bon, demain j’essaie d’écrire sur le dernier livre : Horizon vertical de K. W. Jeter.

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